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Sunday, 20 August 2017

SUR LES NOTES DE SIMENON ...

 

Si j'adore le magazine ESSENTIELLE du groupe L'Express de Madagascar, c'est aussi grâce à Catmouse James et Simenon, entre autres talents très louables. Le tirage no. 34 de juin 2015 à la page 68 livre la dernière chronique des malheurs de Simenon. Je reprends dans l'intégralité.

"RIDEAU ... MAESTRO !
Il me faudrait sûrement un générique de fin, ou alors plutôt de faim ... Nécessité n'a pas de loi dit-on, c'est selon!

J'ai toujours rêvé d'écrire une fin ... Enfin pas le genre de fin où le héros meurt à la fin, juste celle d'un homme ordinaire sans histoire extraordinaire. Ma fin à moi sera toute simple et se résume en trois mots, ou peut-être quatre, je ne sais pas. A vous de compter : j'ai trouvé l'amour! Enfin je crois. De toute façon je n'ai pas d'échappatoire, je m'installe avec dans deux semaines. On a juste eu le temps de se connaître, deux mois, trop vite diront certains, sauf que quand on tombe dessus comme moi après moult tentatives, on y croit, et dur comme fer. Je n'y croyais plus. Que voulez-vous! Il est temps de faire ses valises et de les poser ... Ainsi va la vie me dira ma mère !"


Eh oui, le sage sait mettre fin, le sage sait que toute chose doit avoir une fin. Moi j'ai écrit dans un de ces blogs "j'admire ceux qui osent mettre fin à ce qui ne va pas : démission, divorce, suicide". A l'extrême certes, mais rester là où l'on souffre équivaut à une exposition à une mort lente.

Démission, j'en suis championne. Quand les limites de ce que je considère comme étant de l'humainement acceptable sont dépassées, je me barre, non sans prévenir. Là, une fois la décision prise, aucune négociation possible. Même sans rien en vue, la dignité prime, telle que je la conçois, et je quitte le navire sans regret. Autant mourir de faim dans l'intégrité personnelle, que .... (vous connaissez ce que doit être la suite). Mais je suis toujours en vie, bien vivante et vivace.

Et je me rappelle ma compagne de galère, Nyky. L'histoire fera l'objet d'un autre titre.

Quand j'allais déposer ma lettre de démission, elle me disait "sans toi, je ne tiendrai plus longtemps". J'ai pris ses paroles à la légère. Je pensais qu'il s'agit d'une formule de routine pour une marque de sympathie de convenances (sociales), d'une réponse toute faite, standard entrant dans le cadre du tact et de la diplomatie, euphémismes pour l'hypocrisie ...
Mon entourage familial aurait dit que je serai un dénominateur de moins dans la lutte infernale qui régnait dans cette entreprise ...

Un jour, Nyky m'a parlé dans un texto, d'un abandon de poste. Je n'ai pas de suite compris qu'elle l'a vraiment fait! Alors, quand j'ai bien appris qu'elle s'est également tirée, j'avais la gorge nouée, les larmes aux yeux ... Elle a vraiment fait ce qu'elle m'avait dit. Je ne me suis pas trompée de personne depuis le début. Des gens comme ça, en milieu professionnel, on ne les rencontre que très rarement. Et souvent, on ne s'aperçoit de leurs valeurs que lorsqu'on se sépare.

Nyky, tout le parcours commun n'est pas pour rien, malgré des années de différence (d'âge)! Notre éducation chez les jésuites, les chansons qui nous ont bercées, la radio que nous écoutions, les valeurs partagées ... Combien de fois, un regard suffit à déclencher nos fous rires, on se comprend à demi-mot. On n'a pas mis longtemps pour ajuster les longueurs d'onde, puisqu'on est dans la même fréquence. Les brouillages n'ont eu aucun effet. On est sorti indemnes et vainqueurs. Bravo à nous "Gisa Mainty".

Nyky, c'est le Docteur Ny Toky Lalaina RASOLONJATOVO.

Merci "Eliane TISSOT" !!!

 

00:00 Posted by Rondro H REGNIER (Bozy Boléta) | Tags: ny toky rasolonjatovo, eliane tissot, rachel weber, amitié | Comments (0) |  Facebook | |